CHEICK TIDIANE SECK

« Guerrier », « Black Buddha » : ses surnoms disent autant de son militantisme que de son pacifisme. Cette fois, le claviériste malien lève une armée de sons et de mots à lui seul. Claviers (Fender Rhodes, Hammond, synthés...), basse, guitare, calebasse, batterie... il est partout, assurant même le chant et les choeurs. En réalité, il parle plus qu'il ne chante, en français, en anglais, en bambara ou en malinké, martelant des textes engagés d'une voix caverneuse et nonchalante qui sonne parfois comme du Barry White. Tribun redoutable et charmeur, il sonne l'attaque sur le joyeux Kile bora d'ouverture, en appelle aux consciences en citant Stéphane Hessel (Emigrants), fustige aussi bien le génocide malien que le G8 et invite tout le monde à faire son mea culpa.Les textes, les rythmes, mix urbain de funk, de soul et de blues, sont un peu simplistes, mais tout glisse, fluide et chaleureux. En un mot, ça groove comme il faut.

| 1 CD Emarcy/Universal Jazz - Mise à  jour le 12/09/2013 - Anne Berthod - Telerama n° 3294

Troisième album, totalement solo, du Black Bouddha malien.

Dès les premières mesures de son troisième album (un orgue charnu, naturel pour un disciple de Jimmy Smith), on constate que Cheick Tidiane Seck, roi des claviers d’Afrique de l’Ouest, opère un retour en solo absolu, assumant avec bonheur guitares ou percussions, s’essayant même au chant.
En plus du florilège coutumier de jazz, tradition mandingue et funk polyrythmique, on comprend que le musicien malien a conçu ce bien nommé Guerrier comme un manifeste militant : musique éthique et non ethnique, où il évoque Stéphane Hessel (et quelques mafias politiques aussi) dans un bouquet d’idiomes (français, anglais, bambara) qui claquent comme autant de talking-blues revendicatifs.
La révolution se fait ici en dansant (comme en témoigne un salut à Miriam Makeba), mais elle meurtrit aussi, à l’instar d’un hommage du musicien à sa fille décédée, dans lequel le chant déchiré s’appuie sur un seul piano. Bouleversant.

Christian Larrède
Emarcy - Universal
Mise à  jour 2013

Cheick chante, joue de la guitare, du piano et de la calebasse : "Je suis un musicien, qui peut passer d’une simple mélodie folklorique à des harmonies modernes et sophistiquées", explique-t-il. On a coutume de dire que Cheick Tidiane Seck s’est illustré dans tous les registres, aussi à l’aise sur le terrain mandingue qu’en terre jazz, jouant aux avant-postes de la jungle londonienne ou auprès des pointes de la scène hip-hop parisienne.

Le voilà de retour, pour un nouveau disque enregistré entre Paris, Londres et Bamako, cette fois seul aux manettes de cet ovni qui aurait très bien pu se baptiser "Kelena Foli", "la musique tout seul" en bambara : "Je me suis fait plaisir. Je savais que j’en étais capable, mais c’est la première fois que je franchis le pas sur disque."

Du Togo à New York, de la Côte d’Ivoire à Paris, avec comme ligne de mire la scène effervescente de Bamako, ce quatrième album de Cheick Tidiane Seck reflète une liberté musicale insolente. Il célèbre avec éloquence la grandeur de la musique malienne et la vision artistique de l’un de ses plus valeureux représentants.


Mise à  jour 2013

Revue de presse
Revue de Presse - Cheick Tidiane Seck (1[...]
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Actualités

Universal Jazz
Date de parution: Février 2013

Guerrier (2013)

Le Mot de l'éditeur

A Paris comme à Bamako, tout le monde connaît Cheick Tidiane Seck, chacun sait la valeur du guerrier des claviers ! Un guerrier au son aussi redoutable que pacifique comme le suggère son surnom "Black Buddah". Sur les quatre-vingthuit touches noires et ivoires, son sens de l’attaque, sa manière de bombarder des phrases au groove implacable, ont fait du Malien l’un des hommes de mains loué par tous. Le voilà de retour, pour un nouveau jeu de multipistes enregistrées entre Paris, Londres et Bamako, cette fois seul aux manettes de cet ovni, Enfin ! Du coup, il prend en main les claviers de tout type : Fender Rhodes et synthés, orgue Hammond ou B3, Wurlitzer et Bosendorfer… Mieux il touche tout autant à tous les autres instruments : basse, percussions, guitare, calebasse, batterie… Il assure même comme un grand le chant : haut parleur et soul enchanteur, phraseur et même en choeur ! Pas une note qui ne soit signée du natif de Ségou. Pas de doute, ce global mix post-rétro-futuriste traverse toutes les voies qu’il a empruntées, un spectre sonore vaste comme le monde de la musique, des traditions d’Afrique, de l’Ouest au Sud, aux citations aux mondes arabes ou asiatiques. La soul, le jazz, la pop, le funk, le r’b, le rap, le reggae ont tout autant leur place ici.

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Discographie

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